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Le coton bio

Champ de coton
  

Le coton est la fibre textile naturelle la plus ancienne et la plus utilisée au monde. Sa commercialisation a commencé en Inde, au Pakistan et en Chine il y a environ 3000 ans av. J.-C. Aujourd’hui le coton est partout : dans nos vêtements, notre chambre, notre salle de bain et de façon dérivée dans de nombreux autres produits de notre vie quotidienne. Sa récolte totale à l’échelle de la planète représente environ 25 millions de tonnes de fibre par an.





La culture conventionnelle du coton

 

Le cotonnier (du latin Gossypium) est un petit arbuste. Ses fleurs blanches (parfois jaunes) au début de la floraison, deviennent ensuite roses. Puis elles laissent la place à des capsules qui en s’ouvrant découvrent des graines recouvertes de fibre soyeuse. On laisse la fibre sécher au soleil avant de commencer la récolte.

Pour cultiver le coton, 3 conditions doivent être réunies : énormément de soleil, une température stable et modérée, entre 18 et 28 degrés, et de l’eau en abondance. Saviez-vous que pour produire un kilo de fibre de coton, il faut 7.000 à 20.000 litres d’eau ? La culture du coton se place en 3eme consommateur d’eau d’irrigation sur la planète pour seulement 2,5% de surface cultivée, après le riz et le blé qui eux représentent chacun 600 millions de tonnes par an.

Les conséquences sont forcément dramatiques et on constate, dans de nombreuses régions productrices, une baisse du niveau de la nappe phréatique et une salinisation du sol. Un exemple tristement célèbre est la mer d’Aral, en Asie centrale, que l’on a vu se réduire de moitié à partir du moment où cette région a été vouée à la production de coton. Elle était pourtant l’une des plus grandes mers intérieures du monde et le principal réservoir d’eau de l’Ouzbékistan (source : UNESCO).


L'INFO CHOC : tel un problème d'arithmétique...
Sachant que pour produire 1 kg de fibre de coton, il faut 7.000 à 20.000 litres d'eau(1)
Sachant que 25 millions de tonnes de fibre de coton servent à produire 60 milliards de t-shirts(2) .

  Question : Combien faut-il de litres d'eau pour produire un t-shirt enfant ?

Réponse : Il faut 1 kg de fibre de coton pour fabriquer 2,4 t-shirts adultes, soit environ 3 t-shirts enfant. Pour produire ce kilo de fibre de coton, 2.000 à 7.000 litres d'eau ont été nécessaires !
 

 

2.000 l d'eau, c'est à peu près ce que contient la citerne du camion de pompier (3)

7.000 l d'eau, c'est un peu plus que ce que peut transporter un Canadair pour éteindre un incendie (4)


(1) source : www.helvetas.org
(2) source : www.helvetas.org
(3) source : www.forum-pompier.com
(4) source : www.aviation-francaise.com

Le coton est en outre malheureusement souvent cultivé dans des conditions préjudiciables à l’homme et à l’environnement.

Peu de produits agricoles sont traités avec autant de pesticides et insecticides que l’est le coton. C’est environ 11% de la totalité des pesticides (et près de 25% des insecticides) utilisés sur la planète qui sont déversés sur lui et, avec les engrais, cela représente 40% du coût total de production.

De plus, l’utilisation et le stockage de ces produits chimiques se font souvent dans des conditions catastrophiques pour les producteurs généralement mal informés. Nombre d’entre eux souffrent de problèmes de santé. Selon les chiffres de l’OMS, on parle d’1 million de personnes intoxiquées dont 22.000 morts chaque année.

Sans compter qu’il n’est pas rare que les pesticides pénètrent dans le sol et viennent empoisonner l’eau qui n’est alors plus potable. De plus, les pesticides ne suppriment pas seulement les nuisibles mais aussi la faune utile dans les champs de coton. Et il faut des produits toujours plus puissants pour venir à bout des parasites qui deviennent de plus en plus résistants.

 

 

Dans les pays les plus pauvres, le coton est la source principale de revenus pour des millions de personnes (7 millions en Inde, 15 à 20 millions en Afrique de l’ouest et du centre). Il y a quelques années, la culture du coton était très rentable. Nombreux sont les paysans qui ont alors augmenté la surface agricole destinée au coton au détriment de la production alimentaire. Très vite, la monoculture du coton a réduit la diversité de la flore et de la faune dans ces régions et a affaibli les sols. La terre y est devenue peu fertile et la production alimentaire insuffisante pour les besoins locaux. Par ailleurs, malgré l’importance du coton, le prix de la matière première sur le marché mondial ne cesse de chuter (60% en 20 ans) en grande partie à cause des subventions agricoles que les producteurs des pays industrialisés reçoivent de leur Etat (notamment aux Etats-Unis et en Chine). Ces subventions viennent fausser et réduire artificiellement les coûts réels de production. Les producteurs des pays en développement, qui eux ne reçoivent pas d’aide, ont de plus en plus de mal à couvrir leurs coûts de production  en hausse (achats de pesticides toujours plus performants) et obtiennent un salaire toujours plus bas pour leur travail.

 

 

Le coton bio

 

Le coton bio donne aux familles de cultivateurs une chance d’assurer leur existence et d’exploiter leurs terres, tout en préservant la fertilité du sol pour les générations futures. Dans la culture biologique du coton, aucun engrais chimique ni pesticide n’est employé. On privilégie des méthodes alternatives de lutte contre les parasites comme la pulvérisation avec des extraits végétaux ou la culture, dans les champs de coton, de plantes-pièges pour les insectes. Le coton bio est planté en alternance avec d’autres cultures; il est fertilisé avec du fumier et du compost, ce qui préserve la fertilité du sol et peut même la renforcer. Les semences génétiquement modifiées (OGM) sont interdites.

La culture biologique est moins demandeuse en eaux que la culture conventionnelle. Elle se fait le plus souvent dans les régions où la saison des pluies est abondante (Inde, Afrique Subsaharienne).

 

Les produits cultivés en alternance avec le coton bio sont des aliments de base pour les familles des producteurs; elles profitent ainsi de conditions de production saines.  Les effets négatifs connus sur la santé et l’environnement qui découlent de la culture conventionnelle du coton n’apparaissent pas avec la culture bio. En économisant les frais élevés que représente l’achat de pesticides et d’engrais, le risque financier que prennent les paysans diminue aussi fortement.

Bien que ses rendements soient plus faibles, le prix d’achat du coton bio est au minimum 20% plus élevé.

La plupart des producteurs de coton bio sont organisés en groupes. Ils sont conseillés et en contact étroit avec les autres partenaires actifs dans la chaîne de production. Et enfin, pour garantir la qualité bio du coton, des organisations indépendantes de certification contrôlent chaque année les associations.


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